L’institution financière relève des pratiques de mal gouvernance qui entravent la bonne exécution des projets qu’elle finance au Cameroun.

Il s‘est récemment tenu à Yaoundé, un atelier de validation des résultats de la revue annuelle de la performance du portefeuille de la Banque Africaine de Développement (BAD). Au cours de cette rencontre, Racine Kane, le représentant résident de cette institution financière, a dévoilé les problèmes qui entravent la bonne exécution des projets qu’elle finance au Cameroun, peut-on lire dans le quotidien Le Messager du mardi 15 novembre 2016.

Entre autres obstacles à la bonne marche des nombreux projets subventionnés, le démarrage tardif des projets, la faible mobilisation des fonds de contrepartie et le faible décaissement des engagements de la Banque, les lenteurs dans les passations des marchés, la faible performance des entreprises et enfin les lenteurs dans l’examen et la validation des demandes de paiement des entreprises, détaille le journal.

Fort de tout ce qui précède, la BAD a  des esquisses de solutions pour résoudre ces problèmes. «Le Groupe de la BAD  accompagne régulièrement le Gouvernement pour améliorer la performance du portefeuille de la BAD au Cameroun. C’est à ce titre que la banque organise annuellement cette revue à l’effet d’identifier le goulot d’étranglement», soutient Racine Kane.

En effet, selon ladite revue annuelle, les résultats indiquent que la performance des dix projets nationaux du secteur public est jugée moyennement satisfaisante, avec une note de 3,05 sur une échelle de 1 à 4, rapporte le quotidien.

En guise de rappel, en ce qui concerne le portefeuille de la BAD au Cameroun, au 30 septembre 2016, il était évalué à 603 milliards de FCFA, investi dans vingt projets. Les cinq projets régionaux du secteur public affichent par ailleurs un taux de décaissement de 59,4% et les quatre projets du secteur privé affichent pour leur part 92% dudit taux. 

Lore E. SOUHE

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