AFFAIRES: DES RAISONS POUR INVESTIR AU CAMEROUN

Le forum des investisseurs qui s’est tenu du 25 au 27 novembre 2015 à Douala, avait entre autres objectifs, la vulgariser des potentiels du Cameroun auprès des investisseurs locaux et étrangers.

Les rideaux sont tombés ce samedi 27 novembre sur la 1ère édition du Cameroun Investment Forum. Pour ce premier essai, il a été principalement question de présenter aux nombreux investisseurs étrangers les atouts du Cameroun, afin de susciter l’engouement de ces derniers. Venus de plusieurs pays, les participants à ce grand rendez-vous ne sont pas repartis peut-on dire, les mains vides.

Comme potentiels, le Cameroun connait un taux de croissance en nette évolution depuis 2008, atteignant les 5.2%. Le pays possède des ressources naturelles abondantes, sa position stratégique au cœur du golf de guinée est également unique. Son tissu industriel diversifié, constitué à plus de 80% de Pme/pmi aptes à la sous-traitance, et par ailleurs l’existence d’une charte des investissements au Cameroun qui intègre effectivement l’économie nationale dans l’ère de la compétitivité et consacre l’économie du marché comme mode d’organisation sont présentés comme des atouts qui devront faire courir les investisseurs étrangers.

Dans le cadre de ce forum, les signes de la diversité sont perceptibles sur le site. A l’esplanade de la maison de parti de Bonanjo, plusieurs investisseurs locaux se sont installés pour montrer leur savoir faire. Un tour des stands fera découvrir, un minimum du potentiel économique du pays. Des produits made in Cameroun, comme des œuvres d’art, des chaussures, sacs, tableaux faits à base des produits locaux comme des raphias et des pierres précieuses. Le miel d’Oku, marque exclusive du Cameroun, certifié Iso et prisé dans le monde est également sur les présentoirs. Pour les participants, il est question de vendre le savoir-faire local. « Nous sommes venus à la recherche des partenaires d’affaires qui pourront apporter leur touche pour une industrialisation de nos produits », précise un artisan. Si le but de cette rencontre visait principalement la promotion du Cameroun sur le plan économique, on relève quelques retombés. « Quelques investisseurs ont signé des accords, c’est un bon début, il y a un grand frémissement et nous sommes confiants qu’il y aura de bons résultats pour nos investisseurs. 250 rencontres be to be en 48h, c’est un exploit. Les Stands, c’était juste pour montrer à nos partenaires étrangers, le savoir foire des investisseurs locaux. Parce que, pour que les choses se passent bien dans notre domaine, il faut qu’il y ait un secteur privé fort, car s’ils doivent venir au Cameroun nouer des partenariats, ils doivent être convaincus qu’ils vont trouver sur place des investisseurs outillés», précise Marthe Angeline Mindja, directeur général de l’Agence de promotion des investissements (Api). De même, un organisme mis en place par le gouvernement du Maroc pour accompagner ses investisseurs qui veulent s’implanter en Afrique Subsaharienne, a signé une convention avec l’Api. « Il revient maintenant à nos investisseurs de saisir cette opportunité et de nouer des partenariats avec les sociétés marocaines », ajoute Marthe Angeline Mindja.

L’investissement durable

Si investir est une nécessité pour le développement, la durabilité ou la pérennisation de cet investissement est d’une importance Capitale. C’est dans cette optique que dans son exposé au Cameroun Investment forum, le Wwf est revenu sur l’importance d’une politique de protection de respect de l’environnement. Il est donc question pour les entreprises qui doivent s’implanter ou qui le sont déjà de protéger l’environnement. D’ailleurs on retiendra selon Business stratégies pour le développement durable, que la sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes est essentielle. Ce qui signifie que les entreprises doivent adopter des stratégies et activités qui répondent aux besoins de l’entreprise et ses parties prenantes aujourd’hui tout en protégeant , soutenant et en améliorant les ressources humaines et naturelles qui seront nécessaires à l’avenir des affaires. Toutefois, l’investissement dans les secteurs comme l’extraction, l’agriculture et les infrastructures pourrait contribuer à la dégradation des forêts et la déforestation. Comme quoi investir c’est bien, mais protéger l’environnement c’est encore mieux.

Lucienne Wouassi

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