Données Statistiques sur l'économie Camerounaise

En rythme annuel, le PIB a connu une croissance de 5,7 % en 2014 contre 5,6 % en 2013 L’analyse trimestrielle montre qu’au quatrième trimestre de 2014, l’économie nationale a enregistré un taux de croissance de +2,8 % contre +0,9 % le trimestre précédent. Cette embellie est apparue dans tous les secteurs, notamment le secondaire qui a brillamment contribué avec une croissance de +3,8 % après +1,7% mais aussi le primaire (+1,7 % après +0,3%)et le tertiaire (+1,6 % après +1,7 %). Comparé au même trimestre de l’année précédente, le quatrième trimestre de 2014 a connu une croissance de +5,7 % due à une amélioration considérable de tous les secteurs secondaire (+6,2%), tertiaire (+5,2 %) et primaire (+5,1 %).

…Un secteur primaire en amélioration Au quatrième trimestre de 2014, le secteur primaire a cru à un rythme bien meilleur que le trimestre précédent (+1,7 % après +0,3 %).

Par rapport à la même période en 2013, ce secteur est en hausse de +5,1 %. Au quatrième trimestre, la croissance du secteur primaire est fortement tirée par les activités du sous-secteur de l’agriculture industrielle et d’exportation (+9,6 % après -9,9 %), en raison de la saison des récoltes de certaines spéculations phares telles que le cacao ou encore le café dans la majorité des bassins de production. Par ailleurs, malgré une légère perte de vitesse, les activités de la sylviculture et de l’exploitation forestière (+2,5 % après +2,8 %) contribuent aussi significativement à la croissance du secteur primaire, toujours en relation avec l’agrandissement de la superficie totale des forêts certifiées et exploitées.

Les activités de l’élevage, de la chasse et de pêche contribuent aussi significativement à l’amélioration du secteur primaire, avec un meilleur rythme de croissance que le trimestre précédent (+2,0 % après +1,6 %). Les activités de l’agriculture vivrière ne sont pas en reste. En effet, ce sous-secteur a enregistré une croissance de +0,8 % après +0,7 % le trimestre précédent, et ce malgré la fin de la grande saison de récolte pour la plupart des spéculations (maïs, manioc, arachides, etc.).

Un grand bond du secteur secondaire Au quatrième trimestre de 2014, le secteur secondaire a enregistré un grand bond de croissance (+3,8% après +1,7 %). Comparé à la même période en 2013, ce secteur a enregistré une croissance +6,2 %.

Cette forte croissance du secteur secondaire est une fois de plus tirée par le sous-secteur des BTP (+17,7 % après +14,6 %), dont la bonne tenue peut une fois encore être expliquée par l’entrée en activité de la nouvelle unité de production du ciment CIMAF (Ciment d’Afrique), et surtout par l’intensification de l’exécution effective des grands travaux d’infrastructures publiques couplée à une hausse des importations de ciment de près de 50%. Les autres industries manufacturières (+2,9 % après -1,9 %) contribuent aussi à la croissance du secteur secondaire en retrouvant un rythme de croissance positif après trois mois consécutifs de recul.

Les industries extractives maintiennent le bon rythme de croissance acquis le trimestre précédent, avec en plus une amélioration de la vitesse (+1,3 % après +1,1 %). Le sous-secteur de l’électricité et eau (+0,9% après +0,6 %) a connu un meilleur rythme de croissance. Ceci est le fait de l’amélioration de la fourniture en eau notamment dans les grandes villes, mais aussi la production d’électricité à la centrale de Kribi et de la Dibamba, qui est achetée et distribuée pour la consommation par l’ENEO. Quant aux industries agroalimentaires (+0,1 % après +2,0 %), elles constituent pratiquement le seul sous-secteur d’activités à avoir enregistré un ralentissement au cours de ce trimestre.

…Le secteur tertiaire en maintien de rythme Le quatrième trimestre de 2014 est marqué par une stabilité du rythme de croissance des activités du secteur tertiaire. En effet, ce secteur a pratiquement maintenu le même rythme de croissance acquis le trimestre précédent (+1,6 % après +1,7 %). Comparée à la période correspondante en 2013, la croissance de ce secteur a grimpé de +5,2 %.

Au quatrième trimestre de 2014, on assiste à une bonne reprise des activités du commerce et réparation (+2,2 % après -0,1 %) et du transport (+2,7 % après -0,7 %) après la chute brusque observée dans ces deux sous-secteurs le trimestre dernier. Après la récession du trimestre dernier, le sous-secteur des services financiers a retrouvé de vigueur ce quatrième trimestre en enregistrant une forte croissance (+4,9 % après -1,2 %). Par contre, les activités de télécommunications reculent ce trimestre après la belle performance du trimestre dernier (-0,9 % après +11,0 %), en dépit des multiples options lancées par les opérateurs Orange et MTN pour encourager les abonnements et intensifier les appels, et même l’entrée effective et concurrentiel du nouvel opérateur NEXTEL sur le marché de la téléphonie mobile. Les activités d’administration publique, de la santé et de l’éducation, bien qu’ayant obtenu une croissance moindre que celle du trimestre dernier (+ 1,3 % après +1,4%) continuent néanmoins dans leur bon rythme en liaison étroite avec la poursuite des recrutements des personnels à la fonction publique. Quant aux activités des hôtels et restaurations, celles-ci n’ont presque pas modifié leur trajectoire de croissance (+0,7 % après +0,6 %). Il en est de même des autres services marchands pour lesquels le rythme de croissance est continument positif depuis le début de cette année 2014 (+1,4 % après +1,1 %)

…Consolidation de la croissance annuelle

En 2014, l’économie nationale a enregistré une croissance réelle du PIB de +5,7 % contre +5,6 % en 2013, soit 0,1 point de croissance de plus. Dans l’ensemble, ce niveau résulte de la consolidation du volume d’activités dans tous les secteurs de l’économie. Le secteur secondaire (+6,2 %), soutenu par les activités des BTP et celles des industries extractives, se positionne pour la première fois devant le secteur tertiaire (+6,1 %) qui reste tout de même le principal moteur de croissance de l’économie camerounaise. Le secteur primaire s’achève avec une croissance annuelle de +3,9 %. Cette performance encourageante reste néanmoins en deçà de la cible de +6,1 % prévue dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE). Toutefois, le niveau assez soutenu de croissance atteint au quatrième trimestre de 2014 laisse entrevoir de bonnes perspectives pour l’année 2015.

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