Mauvaise passe pour le secteur touristique au Cameroun

L’économie camerounaise est en partie affectée par des exactions de la secte terroriste nigériane Boko Haram, en l’occurrence, le secteur touristique très florissant dans l’Extrême-nord du Cameroun, dont beaucoup de touristes y ont renoncé à s’y rendre du fait des incursions en territoire camerounais de ces fondamentalistes islamistes.

La première conséquence de cette situation est la fermeture ou la baisse des activités de manière drastiques des activités touristiques, entre autres, les parcs et les hôtels désespérément vides.

« Nous avons été obligés de mettre plus de la moitié du personnel en congés technique, parce que nous sommes incapables au regard de la chute des activités, de les garder tous et de les payer régulièrement comme par le passé », a indiqué un promoteur d’hôtels basé à Maroua.

Selon des sources émanant des services compétents du ministère du Tourisme et des Loisirs (MINTOUL), « le taux d’occupation de certains hôtels est passé de 90 pour cent à 30 pour cent ».

En plus, les zones touristiques célèbres à l’instar du parc de Waza et des pics de Rhumsiki (Extrême-nord), sont vides, les touristes, en l’occurrence, des occidentaux ne prenant pas trop de risques à s’y rendre de peur d’être kidnappés, nonobstant des mesures de sécurité prises par les autorités camerounaises.

Selon toute vraisemblance, le Cameroun qui était bien parti atteindre symboliquement la barre d’un million de touristes contre plus de 900 000 touristes en 2013 pourrait encore attendre, le nombre de touristes en 2014 pouvant même se situer en deçà de celui de l’année dernière.

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