Orange Cameroun sollicite l’appui des parlementaires pour accéder à la 3G

C’est un plaidoyer pour l’accès à la 3G qu’Elisabeth Medou Badang (photo) a lancé en direction des députés camerounais le 03 juillet 2014. Invitée à l’Assemblée nationale dans le cadre des activités du Réseau des parlementaires pour les TIC, la directrice générale d’Orange Cameroun a rappelé aux députés la demande d’Orange Cameroun faite au gouvernement afin d’accéder à la 3G. Une demande restée sans réponse positive jusqu’à présent.

« Il y a de cela trois ans, Orange a sollicité de pouvoir lancer la 3G. Nous avons salué l’initiative des autorités qui, il y a deux ans, ont permis au Cameroun de franchir une marche supplémentaire vers le développement dans les TIC avec l’attribution d’une licence 3 G (à Viettel Cameroun, ndlr). Nous arrivons bientôt au terme de cette période d’exclusivité qui se trouve être concomitante au renouvellement de notre licence. Eu égard à nos ambitions, nous envisageons d’investir lourdement dans la construction, le développement et l’exploitation de nos réseaux dans les années à venir », a expliqué la Dg aux députés.

Orange fustigeait ainsi sans toutefois l’indiquer l’exclusivité de la 3G accordée à Viettel Cameroun par les autorités publiques. Une exclusivité qui prenait en principe fin ce mois de juillet, mais dont Viettel aurait de nouveau sollicité une prorogation de deux ans en raison du retard observé dans le lancement de ses activités.

« Honorables parlementaires, Mesdames, Messieurs, Orange Cameroun en appelle à l’urgence de décider, à l’urgence d’agir », a-t-elle lancé aux députés. « Saisissons l’opportunité que représente 2015 pour un renouvellement conséquent des concessions qui doivent accélérer l’atteinte de l’émergence du pays. La bataille des tarifs accessibles passe également par-là », suggère-t-elle.

Aussi, a-t-elle expliqué aux parlementaires, «la qualité de l’Internet d’un pays est un des facteurs clés de décision d’investissement des entreprises internationales qui évaluent désormais systématiquement, avant de s’implanter, la disponibilité des infrastructures et des services ». Pour elle, « dans tous les pays où l’Internet haut débit ou très haut débit est opérationnel, les études démontrent qu’il est un catalyseur du changement économique et social ; un moteur du développement au niveau collectif et individuel ; un support efficace et démontré de la croissance du PIB, de l’innovation, de la productivité et des emplois ».

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