L’endettement du Cameroun culminera à 24% du PIB en 2014, et atteindra 38% en 2019, selon le FMI

Dans un communiqué rendu public au terme de sa dernière mission au Cameroun, le 8 mai 2014, le Fonds monétaire international (FMI) annonce que le ratio endettement-PIB du pays atteindra 24% à fin 2014, contre 18% seulement en 2013, soit une augmentation de 6%. L’augmentation de cet indicateur, explique le FMI, «tient pour largement à de récents emprunts non concessionnels».

A en croire la même source, à l’horizon 2019, cette affection des pouvoirs publics camerounais à recourir à un endettement non concessionnels portera le ratio endettement-PIB du pays à 38%, soit une augmentation de 14% en 5 années seulement. Ce qui, indique le FMI, participe «d’une accumulation progressive de vulnérabilités». Aussi, le fonds suggère-t-il au gouvernement camerounais «de concevoir une stratégie globale d’endettement et d’assurer un suivi de sa mise en oeuvre, y compris les conséquences que pourraient avoir pour le service de la dette les plans d’expansion de l’investissement public ; et les répercussions en matière de responsabilité financière émanant des nouveaux partenariats public-privé».

Au demeurant, ces prévisions sur fond de sonnette d’alarme du FMI apparaissent plutôt reluisantes au regard des critères de convergence de la CEMAC, communauté de six pays de l’Afrique centrale dont le Cameroun est le leader en tout point. En effet, dans cet espace communautaire, il est admis qu’un Etat soit endetté jusqu’à hauteur de 70% de son PIB. Ce qui donne encore au Cameroun une très grande marge de manœuvre.

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