Le Cameroun recourt à l'émission de 280 milliards FCFA de titres publics

Pour la quatrième année consécutive depuis 2011, le Cameroun se propose de recourir à des émissions de titres publics d'un montant de 280 milliards de francs CFA (environ 560 millions de dollars américains) pour l' année en cours en vue de financer ses projets de développement, selon un décret du président Paul Biya publié lundi à Yaoundé.

Le décret présidentiel confirme en fait la mise en oeuvre d'une opération approuvée par la loi de finances du Cameroun pour l' exercice 2014 votée par l'Assemblée nationale et puis le Sénat, les deux Chambres du Parlement.

"Le ministre des Finances, souligne-t-il en effet, est habilité à recourir, au nom du gouvernement, à des émissions de titres publics d'un montant maximum de 280 (deux cent quatre-vingt) milliards de francs CFA, destinés au financement des projets de développement inscrits dans la loi de finances de la République du Cameroun pour l'exercice 2014".

L'opération, selon des sources au ministère des Finances, se trouve même déjà en exécution, au travers d'un "calendrier indicatif qui est exécuté depuis le 1er janvier. On a fait 25 milliards au premier trimestre et probablement au second trimestre on va faire 35 (milliards). Le reste sera réparti sur des fiches", a précisé Léonard Kobou Djongue, chef de division de la trésorerie contacté mardi par Xinhua.

Engagé dans une série de projets d'envergure visant à doter le pays d'infrastructures nécessaire à son décollage économique, à l' instar du chantier de construction du port en eau profonde de Kribi (Sud) financé en partie par le Chine et qui s'apprête à boucler sa première phase de mise en service en juin, le gouvernement camerounais a fait du recours au marché financier local une priorité, en dehors des financements extérieurs des partenaires bilatéraux et multilatéraux.

Après avoir levé pour la première fois 200 milliards de francs CFA (400 millions de dollars américains) d'emprunt obligataire en 2010, une première également dans la région d'Afrique centrale, il multiplie depuis l'année suivante des émissions de bons du trésor assimilables et de titres publics, des opérations encouragées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale.

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