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Cameroon Business Connections

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Le Blog de Georges BAKANG pour l'Accompagnement des Entreprises et des Particuliers dans leurs Démarches d'Implantations et d'Investissement au Cameroun.


Construire au Cameroun : Conseils

Publié par Bakang Georges sur 26 Novembre 2015, 11:58am

Catégories : #Analyses

Construire au Cameroun : Conseils

Presque tout le monde en rêve. Mais entre le nombre incalculable de ceux qui ont toute faite dans leur tête la maison de leurs rêves et le chiffre beaucoup plus réduit de ceux qui parviennent à la réaliser, le fossé est énorme.

La raison est simple : entre le rêve et la réalité, il faut toujours passer par une série de sacrifices. C’est là que beaucoup de soldats de ce combat tombent, laissent des plumes, ou perdent carrément leur motivation. Et il fauta avouer que ce ne sont pas les pièges qui manquent ici.

Beaucoup de ceux qui ont construit pensent que le premier obstacle à évacuer est dans la tête. Prendre la décision est en effet un moment important. Une décision qui implique qu’on va devoir chercher un lopin de terre quelque part, de préférence pas très loin du centre ville ; qu’on va devoir sacrifier une partie de ses loisirs ; qu’il va falloir être vigilant en suivent le déroulement des travaux sur le chantier et consacre une bonne partie de son temps au projet. Tout cela est vrai, mais de manière pratique, le préalable dans un projet de cette envergure, c’est l’argent. Le bien nommé " nerf de la guerre ".

L’argent — en espèces s’il vous plaît - c’est le moyen incontournable. Car il faut bien se le dire : construire, c’est dépenser. Dépenser parfois tout ce qu’on possède, l’investir dans un projet immobilier durable. Ici, tout se paie : le terrain, sa viabilisation, le permis de bâtir, les moindres expertises des techniciens, les matériaux de construction évidemment, les accessoires… de la tôle au petit clou.Tout. Il faut donc s’assurer qu’on possède de l’argent pour avancer dans le projet. Où le trouver ? Les sources diffèrent selon chacun. Des économies personnelles réalisées au prix de longs sacrifices, un crédit obtenu dans une banque pour les plus chanceux, un prêt consenti dans une tontine, ou alors toutes ces sources mises en commun.

Après ces efforts, il y en a qui abandonnent. Les tracasseries foncières sont une deuxième difficulté à affronter. Parce qu’aujourd’hui, acheter une parcelle de terrain n’est plus ce qu’il y a de plus sûr. La plupart des vendeurs sont malhonnêtes. Ils ont déjà cédé le lopin, mais ne s’encombrent pas de scrupules pour le proposer à un nouveau demandeur. Résultat : des litiges à n’en plus finir, qui émoussent même l’enthousiasme le plus béat.

Il faut pourtant continuer, s’il l’on veut se mettre à l’abri des caprices de son bailleur. Si l’on veut arrêter de mettre une bonne partie de son salaire dans le loyer. Imaginez un loyer de 70.000 F pendant 10 ans par exemple ! Cette perspective seule réussit souvent à redonner le courage, surtout quand le bailleur vous incommode pour un rien.

Après le terrain, la maison. Du moins dans le tête pour un premier temps. Il faut la concevoir. Beaucoup font appel à des maçons qui à force de construire ont fin par acquérir les gestes des ingénieurs et autres architectes que tout le monde ne peut pas s’offrir. L’option a ses avantages. Ça coûte moins cher. Mais aussi ses inconvénients. Des détails techniques (emplacement de la maison, devis approximatifs…) dont la négligence vous fait payer en fin de compte autant, sinon plus que si vous aviez fait recours à un professionnel reconnu.

Mais passons ! Le projet avance et vos économies reculent. Mais vous voyez sortir de terre votre vieux rêve. Les fouilles, la fondation, les murs, la charpente, le toit. Puis les finitions et leur lot de dépenses. Il faut choisir le revêtement pour le sol et les murs, régler le problème des sanitaires, de l’électricité et de la plomberie… près d’une dizaine de techniciens défilent avec leurs devis. La douloureuse à tous les coups. Mais au bout, la sécurité, une famille à labri pour de nombreuses années. Mais aussi la fierté et la considération. Car comme ont dit chez nous, " l’homme, c’est une femme, des enfants, mais aussi et surtout une maison pour tout ce beau monde ". Un conseil : toujours avoir sa calculatrice à portée de main. Avec les techniciens, on n’est jamais assez confiant…

Yves ATANGA

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