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Cameroon Business Connections

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Le Blog de Georges BAKANG pour l'Accompagnement des Entreprises et des Particuliers dans leurs Démarches d'Implantations et d'Investissement au Cameroun.


Construction au Cameroun: Semi dur

Publié par Bakang Georges sur 26 Novembre 2015, 12:21pm

Catégories : #Analyses

Construction au Cameroun: Semi dur

Semi-dur : allier originalité et solidité

Ce mode de construction a connu des évolutions sur le plan de l’esthétique et de la durabilité.

L’avis de Jean Bosco Nkodo, jeune entrepreneur, est clair. Pour lui, le terme semi-dur en parlant des constructions en briques et crépies est un peu figé. Ce qui auparavant était appelé semi-dur a connu des évolutions significatives ces dernières années, notamment sur le plan de la solidité des matériaux et de l’esthétique, ajoute-t-il. Pour appuyer son argumentation, il cite le cas des nombreuses structures, publiques ou privées, qui se spécialisent de plus en plus dans la production de matériaux locaux répondant aux normes d’urbanisation modernes. Une garantie de qualité qui ne souffre, selon lui, d’aucun doute. En plus, le coût de construction est relativement bas et l’accessibilité des matériaux facile. Des atouts qui ne laissent visiblement pas le public indifférent. D’ailleurs, il n’y a qu’à observer le nombre de maisons décorées ou construites en briques de terre ou en briquettes dans les quartiers chics des villes du Cameroun.

C’est donc tout naturellement que, lorsque Jérôme B. s’est décidé à construire sa maison de retraite au village, il a opté pour la brique. Profitant des vacances scolaires l’année dernière, il a acheté un pressoir et engagé ses enfants et neveux à la fabrication des blocs… Aujourd’hui, la bâtisse est en voie de finition, et le fonctionnaire quinquagénaire se dit satisfait. " L’usage de matériaux locaux n’est pas du tout mauvais. C’est peut-être le manque de rigueur dans la construction qui, à la longue, peut devenir dangereux ", estime-t-il.

Fort à propos, si l’on considère ces espèces de mansardes à l’inclinaison poussée qui peuplent la plupart des villages et même certains quartiers des grandes villes du Cameroun. Généralement, ce sont des maisons en terre battue, dont les murs ont été crépis d’une mince pellicule de ciment… Selon Jean Bosco Nkodo, ce genre de constructions ne réponde pas aux critères de semi-dur. Au fil des années, les matériaux (piquets, bambous et boue) s’effritent et, généralement, la maison s’écroule. Il ne suffit donc pas au propriétaire de la déclarer pompeusement en semi-dur, pour en tirer le meilleur prix de location. Il faut encore, lors de la construction, penser aux normes de sécurité.

Serges Olivier OKOLE

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